LES DOULEURS MUSCULAIRES

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Avec les traumatismes liés au sport, on peut voir :

Une élongation, une contracture ou une contusion musculaire bénigne  qui donnera une douleur vive très vite remplacée par une gêne douloureuse au siège de la lésion sans déformation visible de l’extérieur. Le ballotement musculaire est normal mais la palpation du muscle est douloureuse. La douleur peut être répétée par la contraction du muscle atteint, elle augmente à la contre-résistance et disparait au repos.

Une déchirure, un claquage ou une contusion musculaire appuyée  qui amènera un douleur plus intense persistant au repos avec gène fonctionnelle notable. La mobilisation musculaire est douloureuse en passif et en actif avec à la palpation un point douloureux exquis au sein d’un muscle contracturé.

Une rupture musculaire qui  s’est accompagnée d’un claquement perçu par le patient entrainant une impotence totale. Le sportif sait ce qu’il s’est passé. Il y a une encoche dans une tuméfaction du muscle à la palpation  qui est majorée à la contraction. Le ballotement musculaire est impossible et très vite apparaissent hématôme et ecchymose.

 

On peut aussi consulter le site de Cicatendon.com pour d’autres descriptions

 

On doit parler des crampes

qui se définissent comme  une contraction spasmodique, persistante, paroxystique, spontanée et douloureuse d’une partie ou de toutes les fibres d’un ou plusieurs muscles.

Certaines douleurs musculaires vont révéler une maladie du muscle.

Myopathies métaboliques avec crampes douloureuses d’effort persistantes associée à une grande fatigabilité

Myopathies endocriniennes avec surtout les myalgies et la fatigue de l’hypothyroïdie

Myalgies médicamenteuses ou iatrogènes pour lesquelles on retrouve très souvent comme agent responsable les hypolipémiants et les antibiotiques de la famille des quinolones. Des ruptures tendineuses peuvent se voir.

Mais aussi les myosites au cours des maladies auto-immunes de type polymyosite ou dermatolyosite avec des douleurs musculaires inflammatoires intéressant de nombreux  groupes musculaires avec  baisse de la force et amyotrophie rapide ou plus rarement infectieuses bactériennes, parasitaires. On mentionna ici les myosites virales avec myalgies souvent intenses comme on peut le voir dans une vraie grippe.

Tumeurs et pseudo-tumeurs n’épargnent pas le muscle.

Celles-ci sont le plus souvent latentes et ne se révèlent qu’à l’occasion d’une compression nerveuse de voisinage à la suite de leur expansion.  La myosite ossifiante va toucher un ou plusieurs muscles des membres dans un tableau inflammatoire inquiétant

Myalgies diffuses avec la fibromyalgie

Il y a d’authentiques myalgies fonctionnelles qui s’imposent quand on a tout éliminé. Elles n’ont aucune explication ou cause.

Il y a surtout la fibromyalgie qui est une affection de plus en plus considérée comme authentique  même si certains la considèrent encore comme une pathologie fonctionnelle ou psycho-somatique, voire une variété d’un état dépressif.  Elle est probablement de plus en plus fréquente. Elle est invalidante et très couteuse sur le plan social. Elle n’a aucun support anatomique précis même si certains auteurs ont mis en évidence des images cérébrales IRM fonctionnelles particulières. C’est presque toujours une femme qui a des douleurs musculaires rachidiennes, scapulaires, trochantériennes diurnes et nocturnes dans un état de grande fatigue, d’asthénie et de troubles majeurs du sommeil. Elle veut faire mais ne peut y arriver à la différence d’une dépression. Les seuls éléments cliniques précis et retrouvés chez tous les malades sont les zones gachettes douloureuses au nombre maximum de 18. cependant depuis bientôt 3 ans de nouveaux critères diagnostiques voient le jour sous l’égide de l’ACR et de l’EULAR.

 

On peut consulter le site de la fibromyalgie pour d’autres acticles sur cette affection

 

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